Financement grâce à l’assurance de crédit de fabrication


Une PME de Suisse romande reçoit plusieurs commandes d’exportation pour une valeur totale de plusieurs millions. Le financement de la production pose cependant des défis considérables à l’entreprise. Une assurance de la SERV permet de résoudre la situation.

31.03.2021

La petite entreprise Acqiris est sise dans le quartier horloger de Plan-les-Ouates dans la région de Genève. Les cartes de saisie de données d’Acqiris sont encore plus précises que les montres qui sont fabriquées ici: elles transforment les signaux analogiques en données numériques au milliardième de seconde. Les cartes de saisie des données peuvent être utilisées dans d’innombrables domaines. En tant que composants d’instruments de mesure, elles aident à créer des images numériques dans le domaine sous-millimétrique, que ce soit par exemple dans le traitement de pathologies cardiaques ou pour la recherche sur le coronavirus.

Le problème dans l’octroi de crédit

Des développeurs chinois de produits high-tech dans le domaine médical et chimique utilisent également les cartes d’Acqiris et ont passé des commandes qui représentent une valeur de plusieurs millions de francs suisses. Dans ce cadre, les partenaires contractuels ont convenu d’une livraison par trimestre pendant plusieurs années. L’acheteur paie toujours à la livraison; aucun acompte n’est prévu. Cela signifie qu’Acqiris doit financer en amont ses coûts de production. C’est exactement à ce niveau que se situe le problème.

Pour l’octroi d’un crédit, les banques respectent des critères fixes. En raison de son parcours atypique, Acqiris ne remplit cependant pas ces critères: la PME romande, qui compte 22 collaborateurs en Suisse, a certes été fondée en 1998 déjà. Cependant, elle a ensuite été rachetée par une entreprise multinationale, et après une restructuration elle a retrouvé son indépendance en 2017, raison pour laquelle elle est officiellement considérée comme une entreprise jeune. «En raison de la nouvelle forme de notre société, nous ne disposons pas de l’ancienneté et de bilans requis et nous n’obtenons donc pas de crédit bancaire typique», explique Didier Lavanchy, co-fondateur d’Acqiris.

 

«Outre la prise en charge du risque de non-paiement, la SERV nous a soutenus en apportant son précieux savoir-faire dans la couverture des risques de l’exportation, ce dont nous sommes très heureux.»
Didier Lavanchy, Co-fondateur

 

Problème résolu

La SERV a pu résoudre ce problème: avec une assurance de crédit de fabrication, elle prend en charge le risque de non-paiement d’Acqiris vis- à-vis de la banque. En contrepartie, la banque établit un crédit qui permet à Acqiris de financer sa production en amont sans dépendre d’un acompte. Une assurance du risque de fabrication protège en outre Acqiris des pertes si jamais elle devait mettre fin à sa production sans faute de sa part. «Outre la prise en charge du risque de non-paiement, la SERV nous a soutenus en apportant son précieux savoir-faire dans la couverture des risques de l’exportation, ce dont nous sommes très heureux», remarque Didier Lavanchy.